Consultation publique : donnez votre avis sur le Programme Local de Prévention des Déchets 2026-2032

Moins de déchets, plus de réemploi et une économie plus circulaire : la Dracénie prépare sa feuille de route pour les six prochaines années

Dracénie Provence Verdon Agglomération élabore son premier Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA) pour la période 2026-2032.

Ce programme constitue une véritable feuille de route pour agir en amont de la production des déchets : produire moins, consommer autrement, réutiliser davantage, réparer, mieux trier et valoriser les déchets qui ne peuvent être évités.

Le projet est aujourd’hui soumis à la consultation du public. Cette étape permet à chacun de prendre connaissance des orientations proposées et de contribuer à leur amélioration.

La prévention consiste avant tout à éviter de produire des déchets. Elle intervient donc avant le geste de tri et avant la collecte, en agissant notamment sur nos modes de consommation, le réemploi, la réparation ou encore la réduction des produits à usage unique.

Sur le territoire de Dracénie Provence Verdon Agglomération, le constat est clair : environ 90 000 tonnes de déchets sont produites chaque année, dont près de 40 000 tonnes d’ordures ménagères et 40 000 tonnes collectées en déchèteries.

Face à ces volumes et aux enjeux environnementaux, économiques et financiers liés à leur gestion, le PLPDMA propose de passer d’une logique principalement centrée sur la gestion des déchets à une démarche davantage tournée vers leur prévention et leur réduction à la source.

Le programme fixe un objectif de réduction de 5 % des déchets ménagers et assimilés à l’horizon 2032, soit environ 35 kg de déchets en moins par habitant.

L’ambition affichée est d’atteindre 614 kg de déchets par habitant et par an en 2032, correspondant à la moyenne nationale prise comme référence.

Cette ambition s’inscrit dans une dynamique déjà engagée : entre 2012 et 2024, la production de déchets sur le territoire a diminué de 12 %, passant de 823 à 724 kg par habitant et par an.

Le PLPDMA prévoit 14 axes et 36 actions, organisés autour d’une logique simple et concrète : Réduire, Réutiliser, Réparer, Recycler et Récompenser.

La collectivité souhaite d’abord agir sur la production même des déchets, notamment en développant l’exemplarité des collectivités et en accompagnant les habitants et les entreprises.

Parmi les actions envisagées :

  • développer les marchés publics « zéro déchet » ;
  • favoriser des festivités plus responsables ;
  • réduire la consommation de papier ;
  • développer les cabas réutilisables et les dispositifs « stop pub » ;
  • accompagner les entreprises dans leurs démarches de réduction des déchets ;
  • lutter contre le gaspillage alimentaire ;
  • encourager une consommation plus responsable.

Le programme veut également favoriser le réemploi et l’économie circulaire en facilitant les échanges entre entreprises, mais aussi entre habitants.

Des plateformes locales, des espaces de réemploi éphémères et le soutien aux acteurs locaux de la seconde main sont notamment envisagés.

Donner une seconde vie aux objets constitue un autre axe important du programme : développement d’espaces de réparation, encouragement au « réparer soi-même » et soutien aux initiatives locales.

Le PLPDMA prévoit également de poursuivre les efforts pour améliorer le tri et la valorisation, notamment grâce au développement du compostage et à la valorisation des biodéchets. Le potentiel de réduction identifié pour certaines actions représente plusieurs milliers de tonnes sur la durée du programme.

Le programme souhaite enfin mettre en valeur les acteurs engagés dans la prévention et développer une communication positive autour des bonnes pratiques.

Le PLPDMA n’est pas uniquement un programme porté par l’Agglomération. Il s’agit d’un projet de territoire, auquel peuvent contribuer les communes, les entreprises, les associations, les acteurs de l’économie sociale et solidaire et, bien entendu, les habitants.

Cette dimension collective est essentielle : les changements de pratiques concernent aussi bien les achats et la consommation que l’alimentation, le jardinage, la réparation, le réemploi ou encore le tri.

Le programme prévoit notamment de travailler avec les entreprises et les acteurs locaux afin de développer des synergies et de faire émerger une véritable dynamique d’économie circulaire.

Le PLPDMA prévoit également de renouveler la manière de sensibiliser le public.

L’objectif est de privilégier une communication concrète, positive, bienveillante et proche du terrain, plutôt que de s’appuyer uniquement sur les supports traditionnels.

Des campagnes ciblées, des fiches pratiques et une présence accrue sur le terrain et les réseaux sociaux doivent permettre de proposer des solutions simples : mieux jardiner, cuisiner sans déchet, consommer autrement, réparer ou réemployer.

Le programme prévoit que toutes les actions intègrent un volet de communication et de sensibilisation.

Votre avis compte

Le projet de PLPDMA 2026-2032 est aujourd’hui soumis à la consultation du public.

Cette consultation constitue une occasion pour les habitants, associations, entreprises, commerçants, artisans et autres acteurs du territoire de prendre connaissance du projet et de faire part de leurs observations.

Comment réduire davantage nos déchets ? Quelles actions devraient être renforcées ? Quels nouveaux dispositifs pourraient faciliter le réemploi, la réparation ou la réduction des déchets ?

La consultation est l’occasion de partager vos idées et vos propositions pour contribuer à construire une politique de prévention des déchets adaptée aux réalités de la Dracénie.

Consultez le projet de PLPDMA 2026-2032 et participez à la consultation publique.

Histoire de l’Intelligence Artificielle Episode 1

Bien avant les ordinateurs, les humains rêvent de fabriquer des êtres artificiels. La mythologie grecque raconte que Talos, un géant de bronze, gardait l’île de Crète. La tradition juive du Golem, une figure d’argile animée par un mot sacré, est racontée à Prague au XVIe siècle autour du rabbin Loew. Ces récits posent déjà la question qui revient aujourd’hui : que se passe-t-il quand ce que nous fabriquons nous échappe ?

À côté des légendes, de vrais automates existent. Au XIIIe siècle, l’ingénieur Al-Jazari décrit des machines à eau qui servent le vin ou jouent de la musique. Au XVIIIe siècle, le canard de Vaucanson (1739) fascine l’Europe en imitant la digestion. Le « Turc mécanique », joueur d’échecs présenté en 1770, est lui une supercherie : un humain se cachait dans la machine. Ces objets imitent des gestes, pas une pensée, mais ils entretiennent l’idée qu’une machine pourrait un jour imiter un esprit.

Au XVIIe siècle, on construit les premières machines à calculer. En 1642, Blaise Pascal, alors âgé de 19 ans, invente la Pascaline pour aider son père, collecteur d’impôts à Rouen. Elle additionne et soustrait avec des roues dentées. Vers 1673, Gottfried Leibniz conçoit une machine qui sait aussi multiplier et diviser.

Leibniz va plus loin que la mécanique. Il imagine un langage universel dans lequel on pourrait trancher une dispute en calculant, et il étudie le système binaire (0 et 1), celui que les ordinateurs utiliseront trois siècles plus tard. À la même époque, le philosophe Thomas Hobbes écrit que raisonner revient à calculer. Au XIXe siècle, George Boole transforme cette idée en mathématiques : son algèbre (1854) montre que le raisonnement logique peut s’écrire avec des 0 et des 1.

Dans les années 1830, l’Anglais Charles Babbage conçoit la machine analytique. Elle comprend une unité de calcul, une mémoire et des instructions fournies par des cartes perforées, comme celles des métiers à tisser de Jacquard. Ce sont les principes d’un ordinateur moderne. La machine n’a jamais été construite à l’époque, faute de moyens et de précision mécanique.

Ada Lovelace, mathématicienne et fille du poète Lord Byron, comprend la portée de cette idée. Dans des notes publiées en 1843, elle décrit une méthode de calcul pas à pas pour la machine, souvent présentée comme le premier programme informatique (les historiens débattent de la part exacte de Babbage). Elle voit surtout que la machine pourrait manipuler des symboles et pas seulement des chiffres : de la musique, par exemple, si ses règles étaient traduites en symboles.

Elle ajoute une réserve qui reste célèbre : la machine ne crée rien d’elle-même, elle exécute ce qu’on lui ordonne. Alan Turing la discutera en 1950 sous le nom d’« objection de Lady Lovelace », et la question revient aujourd’hui avec l’IA générative.

  • 1936 : Alan Turing décrit une « machine universelle » théorique, capable d’exécuter n’importe quel calcul décrit par des règles. C’est le plan de nos ordinateurs.
  • 1937 : Claude Shannon montre que des circuits électriques (interrupteurs) peuvent réaliser la logique de Boole. Il fonde ensuite la théorie de l’information (1948).
  • 1945 : l’ENIAC, un des premiers grands ordinateurs électroniques, entre en service aux États-Unis.
  • 1948 : Norbert Wiener publie la cybernétique, l’étude du contrôle et de la communication chez les machines et les êtres vivants.

Le neurophysiologiste Warren McCulloch et le jeune logicien Walter Pitts publient un modèle simplifié du neurone. Il reçoit des signaux, les additionne, et s’« active » s’ils dépassent un seuil. Ils montrent qu’un réseau de ces neurones peut réaliser des opérations logiques. L’idée sous-jacente est que le cerveau fonctionne comme un calculateur et qu’on peut le modéliser.

Ce modèle est très simplifié et il n’apprend pas. En 1949, le psychologue Donald Hebb propose qu’un neurone apprend en renforçant ses liens avec ceux qui s’activent en même temps que lui. Cette idée de l’apprentissage par ajustement des connexions est au cœur des réseaux de neurones actuels, comme ceux qui font fonctionner les assistants d’IA.

Avant 1950, les trois ingrédients de l’IA sont déjà là : l’ambition (imiter la pensée), le calcul (des machines programmables) et la logique (le raisonnement traduit en 0 et en 1). Il manque des machines assez puissantes et des idées pour les faire apprendre.
Le tournant arrive en 1950, avec l’article de Turing « Les machines peuvent-elles penser ? », et en 1956, avec la conférence de Dartmouth où le terme « intelligence artificielle » est utilisé pour la première fois.

Références:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l’intelligence_artificielle
https://aiworldtoday.com/analysis/ais-origins-foundations-before-1950
https://justanotherai.com/artificial-intelligence-pioneering-foundations-from-1900-1950/

Cet article a été mis en forme et l’image d’illustration ont été générés par IA.

Plantes adaptées aux jardins varois

Dans le Var, jardiner signifie composer avec un climat méditerranéen exigeant, des sécheresses récurrentes et une ressource en eau fragile. Adapter son jardin à ces conditions n’est pas seulement un choix esthétique : c’est un geste écologique essentiel.

Ce guide édité par le Conseil Général du Var présente les plantes les mieux adaptées aux jardins et espaces verts varois, ainsi que les pratiques permettant de préserver l’eau et la biodiversité.
En voici une synthèse.

Le climat du Var se caractérise par :

  • un ensoleillement très important,
  • des hivers doux,
  • des étés secs,
  • des pluies concentrées en automne et hiver,
  • des épisodes de sécheresse chroniques depuis 2002.

Malgré un cumul annuel de précipitations relativement élevé, les pluies estivales ruissellent rapidement et ne rechargent pas les nappes phréatiques. Le déficit hydrique est donc fréquent.

Chaque année, 5 milliards de m³ de pluie tombent sur le département, mais plus de la moitié s’évapore.
Les prélèvements domestiques ne représentent que 2,5 % du total, mais leur impact est important en été, période de forte consommation.

Deux grands types de sols structurent la disponibilité en eau :

  • Très drainants
  • L’eau file en profondeur
  • Plus acides
  • Retiennent mieux l’humidité en surface

Saint Antonin est situé en zone calcaire

Les plantes méditerranéennes ont développé des stratégies pour résister à la chaleur et au manque d’eau :

  • feuilles petites, enroulées ou en aiguilles,
  • pilosité retenant l’humidité,
  • aspect cireux réfléchissant la lumière,
  • repos estival (croissance stoppée en été),
  • bulbes disparaissant l’été pour réapparaître au printemps.

Elles sont naturellement adaptées au climat, nécessitent peu d’eau et préservent l’identité paysagère.

Certaines espèces exotiques menacent la biodiversité locale :
voir article sur ce sujet.

Certaines espèces méditerranéennes sont menacées.
Leur prélèvement en nature est strictement interdit, même pour quelques graines ou boutures.

Planter à l’automne permet de profiter des pluies et de favoriser la reprise.

Certaines nécessitent un arrosage hebdomadaire, d’autres aucun.

  • Arroser le soir
  • Arroser moins souvent mais plus longtemps
  • Favoriser le goutte-à-goutte ou les tuyaux microporeux
  • Utiliser l’eau de pluie

Le paillage limite l’évaporation et réduit les mauvaises herbes.

« Un binage vaut deux arrosages » : ameublir la surface réduit l’évaporation.

  • Haies vives
  • Absence de pesticides
  • Compost maison
  • Refuges pour insectes, oiseaux, hérissons
  • Abricotier
  • Amandier
  • Arbre de Judée
  • Caroubier (protégé)
  • Chêne-liège
  • Chêne vert
  • Chêne pubescent

  • Arbousier
  • Pistachier lentisque
  • Cistes
  • Genévriers
  • Laurier-tin

  • Thym
  • Romarin
  • Sarriette
  • Immortelle
  • Iris
  • Hélianthèmes

  • Jasmins
  • Chèvrefeuilles
  • Bougainvillées

Adapter son jardin au climat varois, c’est préserver l’eau, protéger la biodiversité et maintenir l’identité méditerranéenne du territoire.
Un jardin bien pensé est un jardin durable et un geste concret pour l’environnement.

Merci à copilot pour la génération des images.

Plantes envahissantes

Plantes envahissantes
de la Région Méditerranéenne

Un guide scientifique recensant les 15 espèces végétales exotiques les plus problématiques pour les écosystèmes méditerranéens français.

15

Espèces répertoriées

2

Régions couvertes

100+

Acteurs mobilisés

2003

Année de publication

⚠️ Enjeu mondial : Les invasions biologiques sont la 2e cause d’extinction d’espèces, juste après la destruction des habitats naturels. Le patrimoine naturel méditerranéen est particulièrement vulnérable.

1. Contexte et objectifs

Ce guide, publié en 2003 par l’Agence Méditerranéenne de l’Environnement (AME) et l’Agence Régionale Pour l’Environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARPE PACA), en partenariat avec le Conservatoire Botanique National Méditerranéen de Porquerolles, recense les 15 espèces végétales exotiques les plus envahissantes des espaces naturels de la région méditerranéenne française continentale.

Une plante envahissante est définie comme une « espèce exotique naturalisée dans un territoire qui modifie la composition, la structure et le fonctionnement des écosystèmes naturels ou semi-naturels dans lesquels elle se propage » (Cronq et Fuller, 1995). Selon la règle de Williamson, une plante introduite sur mille devient envahissante.

Ce guide est destiné aux gestionnaires d’espaces naturels, aux professionnels de l’horticulture et du paysage, et au grand public. Pour chaque espèce, il décrit sa biologie, ses nuisances, les méthodes de contrôle disponibles et propose des plantes de substitution.

2. Les 15 espèces recensées

Les espèces ont été sélectionnées sur la base d’enquêtes menées auprès des gestionnaires d’espaces naturels et de milieux aquatiques de PACA et du Languedoc-Roussillon.

3. Principaux impacts

🌿 Biodiversité

  • Compétition avec la flore locale indigène
  • Menace sur les espèces rares et protégées
  • Production de substances toxiques (allélopathie)
  • Modification de la structure des écosystèmes
  • Perturbation de la faune sauvage

🏥 Santé publique

  • Ambroisie : première cause d’allergies polliniques
  • Rhinites, asthme, conjonctivites (6 % de la pop. du Rhône)
  • Blessures cutanées (herbe de la pampa)
  • Substances toxiques pour l’homme (Robinier, Séneçon)

🌊 Milieux aquatiques

  • Modification des paramètres physico-chimiques de l’eau
  • Obstruction des canaux et prises d’eau
  • Formation d’embâcles lors des crues
  • Accélération du comblement des zones humides

🏗️ Activités humaines

  • Diminution des rendements agricoles
  • Dégradation des pâturages et valeur fourragère
  • Risques d’incendie accrus (mimosa, herbe de la pampa)
  • Dégâts sur les infrastructures urbaines (Ailante)

4. Méthodes de contrôle

Il est illusoire de vouloir éradiquer une plante envahissante sur un lieu donné, à moins que l’envahissement n’en soit qu’au stade initial. Une combinaison de plusieurs techniques se révèle généralement plus efficace. Tout site traité doit être surveillé pendant plusieurs années.

✋ Lutte mécanique

Arrachage manuel (de préférence sur sol humide pour extraire les racines), fauche répétée avant floraison, gyrobroyage, dessouchage, encerclage du tronc pour interrompre la circulation de sève. Efficace en stade initial d’envahissement, nécessite un suivi pluriannuel.

🧪 Lutte chimique

Herbicides systémiques appliqués en complément des méthodes mécaniques ou en dernier recours — sur jeunes plants, souches fraîchement coupées ou feuillage. Les végétaux traités doivent être récoltés et évacués. Précautions indispensables en milieu aquatique.

🐛 Lutte biologique

Plusieurs insectes et champignons spécifiques sont à l’étude pour différentes espèces. Le pâturage ciblé peut être efficace sur les jeunes pousses. Des assecs estivaux ont été testés avec succès pour les jussies. La plantation d’espèces locales concurrentes après traitement est fortement recommandée.

5. Partenaires du programme

Agence Méditerranéenne de l’Environnement (AME)

Région Languedoc-Roussillon · Coordination du programme

ARPE Provence-Alpes-Côte d’Azur

Agence Régionale Pour l’Environnement · Co-éditeur

Conservatoire Botanique National de Porquerolles

Partenaire scientifique principal · Rédaction

Interview Var Matin liste P Brault

Le Var Matin a publié une interview de M P Brault qui mène la liste « Demain en confiance » aux élections municipales 2026 de Saint Antonin du Var.

Nous avons lu avec attention cette publication et nous avons adressé, le courriel ci-dessous, à M Brault concernant la constatation qu’il fait au sujet des taxes foncières appliquées dans la commune.

Monsieur Brault,
Nous avons lu avec attention votre interview parue dans Var‑Matin le 24 février 2026.
Une phrase a particulièrement retenu mon attention :
« Les taux de taxe foncière sont en dessous de la moyenne. »
Nous pensons que celle-ci mérite quelques précisions.

Le taux communal de la taxe foncière non bâti (TFNB) est de 49.83% et la moyenne de la strate est de 43.97% , nous en concluons donc que vous parlez de la taxe foncière sur le bâti (TFB)

Le taux n’est qu’un élément du calcul de la TFB
Le taux communal de TFB n’a de sens que combiné avec la base d’imposition, elle‑même calculée à partir de la valeur locative cadastrale (voir explications sur le site de SANV).
Pour analyser la fiscalité locale, il faut donc raisonner globalement, et s’intéresser au résultat final :
la part communale de la TFB rapportée au nombre d’habitants.
C’est cet indicateur qui permet une comparaison réaliste.

Les chiffres 2024 (dernières données disponibles)
Pour 2024 :
• Les impôts locaux ont rapporté 384 000 €
• Soit 506 € par habitant
• Pour une moyenne de strate (communes de 500 à 2 000 habitants) de 391 € par habitant
+115 € par habitant par rapport à la moyenne nationale de la strate.

Conclusion
Il est exact que le taux communal de TFB est inférieur à la moyenne de la strate :
• 26 % à Saint‑Antonin‑du‑Var
• contre 34,43 % en moyenne
soit –8,43 points.
Mais ce taux « inférieur » n’est absolument pas un handicap, puisque la TFB rapporte pourtant 115 € de plus par habitant que la moyenne de la strate.
Autrement dit :
Un taux plus bas n’empêche pas une pression fiscale plus forte.


Le transfert de la part départementale de la TFB vers les communes (réforme liée à la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales) a placé Saint‑Antonin‑du‑Var dans la catégorie des communes surcompensées.
Afin d’étudier l’impact de la suppression de la TH, nous avons demandé à la mairie la copie des documents relatifs à cette compensation et nous attendons leur transmission.

REPONSE AU RAPPORT DE CONSULTATION SUR LE PROJET DE PYLONE ORANGE

Nous avons pris connaissance de la décision de Mr le Maire, lequel « émets une opposition à déclaration préalable », en date du 2 septembre 2025, contre le projet d’implantation d’une antenne relais sur le territoire communal.
Donc acte, mais nous constatons que tous les éléments utilisés pour valider sa décision étaient intégralement ceux que l’association SANV avait mis en avant, pour s’opposer au pylône Orange.
Mr le Maire les avait rejetés dans toutes ses interventions, en particulier lors de la Commission de consultation, au cours de laquelle, il avait minimisé le résultat de la pétition, alors que celle-ci, s’appuyait sur la description de tous les problèmes environnementaux, paysagers, sécurité, réglementaires, lesquels sont intégralement repris dans la décision du Maire.

Si dés l’origine du projet, connu par le Mr le Maire le 06 juin, il avait fait participer les habitants dans les discussions avec Orange, au lieu de se cantonner dans une approche exclusivement réglementaire pour affirmer qu’il ne pouvait pas s’opposer au projet, il n’y aurait pas eu de temps perdu et d’incompréhension de la part des habitants devant ce nouveau projet.
En fait, encore une fois « bis repetita 2021 », Mr le Maire ne prend pas en compte les résultats du travail de l’association SANV, représentant une majorité d’habitants adulte, laquelle, dès les premières informations sur le pylône, a fait des investigations auprès des habitants pour connaitre leur avis, et donc s’engager dans l’analyse du dossier Orange pour appuyer leur position.
Nous espérons que lors de la réunion entre Mr le Maire et la représentante d’Orange, sur la réalisation éventuelle d’un nouveau projet, celui-ci se fera avec une plus grande participation des habitants.
Nous désirons être informés au plus tôt des suites du refus de la DP, et dans l’éventualité d’un nouveau projet, il serait souhaitable que les habitants et l’association SANV participent activement à l’étude de celui-ci, plutôt que Mr le Maire s’appuie sur des entretiens fortuits pour étayer sa décision.

Pylône – courrier candidat à la mairie

Conformément à nos engagements, nous sommes transparents et soucieux de votre information.
C’est dans ce but que nous avons interrogés les têtes de listes déclarés à l’élection municipale de 2026.
Nous avons mis en lignes leurs réponses.

Toujours dans ce même souci de transparence, vous pouvez consulter, un courrier que Franck HERAUD, tête de liste de Saint Antonin Ensemble a adressé à ORANGE le 1er septembre 2025 et dont il nous a mis en copie.

Pétition

Veuillez trouver copie du courrier que nous avons remis à M le Maire avec les signatures de la pétition.

Un peu plus de 400 habitants de Saint Antonin du Var ont signé la pétition que nous leurs avons soumise soit lorsque nous les avons sollicités à leur domicile, soit chez les commerçants du village, soit sur un site internet de pétition en ligne.

A titre de comparaison, il y avait, en 2024, 655 inscrits sur la liste électorale de la commune.

Autre information sur le site de pétition en ligne, 23 habitants du village et 65 non résidents (que bien entendu nous n’avons comptabilisés) ont voté contre le projet.
Ces non résidents ont ajoutés des commentaires qui exprimaient leur attachement à notre village et à son cadre de vie, ce que nous nous efforçons de préserver.

Pylône le grand retour

Voici le document que nous avons distribué aux habitants lors de signature des pétitions.
Il explique pourquoi nous sommes opposés à ce projet.


Bonjour à toutes et tous,
En 2021 après la bagarre pour contrer l’installation d’un pylône relais d’Orange sur la STEP de Masseboeuf, nous savions que le dossier n’était pas pour autant clos et qu’Orange reviendrait à la charge.
Nous ne sommes donc pas totalement surpris par ce nouveau projet.

Présentation rapide du DIM (Dossier Information Mairie)

Le pylône serait implanté sur le terrain du garage Serge Auto dans sa partie la plus haute
Il ferait 32 m de haut avec 3 antennes à 29m (soit l’équivalent d’un immeuble de 10 étages)

Les autres éléments techniques sont les mêmes qu’en 2021.


1. Distance des habitations :
Le hameau de Masseboeuf représente l’ensemble de constructions les plus proches du pylône projeté

Soit une distance comprise entre 72 et 161 m.
Donc très proche du Pylône et au premières loges pour l’exposition aux ondes radioélectriques.

2. Hauteurs relatives :
Le pylône ferait une hauteur totale (hors paratonnerre) de 30 m, les antennes seraient à une hauteur de 27 m (milieu des antennes). Ce qui donne en référence NGF respectivement 242m (pylône) et 239m (antennes) (référence DIM page 8).
Rapporté à la hauteur du centre de Masseboeuf 211,72 m, on obtient une hauteur relative de 27,28 m.


Les habitants du hameau auront vue sur un pylône de 27 m au lieu de la vue sur les bois actuellement

Nous sommes une commune rurale de 17,64 Km² et Orange ne propose pour implanter une antenne relais que des emplacements soit en plein cœur du village (en 2021) soit dans un des hameaux du village, des solutions de facilité au mépris des habitants du village et de leur cadre de vie.

  1. L’installation est prévue sur un terrain privé.

Cela complique l’opposition au projet.

  • Nous n’avons aucun recours contre un acte de location privé.
  • La parcelle est en zone Na (Na: secteur dédié à l’activité artisanale.) et le PLU prévoit en Zone N (Cette zone « N » peut, exceptionnellement, accueillir des constructions ou installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.)
  • De plus il est précisé dans les conditions générales de cette zone (Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif ne sont pas soumises aux dispositions particulières définies ci-après)
  • Orange devra demander un permis de construire (pylône sup à 12m), notre Maire a déjà annoncé qu’il ne pourra s’y opposer, voir Brève du 18 juillet 2025
    (Bon à savoir : la commune n’a pas le pouvoir d’accepter ou de refuser un projet de création ou de modification d’antenne relais. [NDLR : La jurisprudence témoigne abondamment de la difficulté de s’opposer à l’implantation de l’antenne par refus d’autorisation d’urbanisme]
  • C’est l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR), établissement public administratif placé auprès du ministre de l’Économie et des Finances, qui gère l’ensemble du spectre des fréquences utilisées pour toutes les communications sans fils et délivre les autorisations d’implantation. »)

Exact et faux à la fois, l’ANFR gère les fréquences utilisées par les Opérateur mais ne décide pas de l’implantation des pylônes.
S’opposer à l’installation d’une antenne radio n’est pas simple mais pas impossible, il y a des jurisprudences montrant que c’est faisable.

  1. La consultation a lieu pendant les congés d’été.
    Nous sommes à peine surpris par ce calendrier, au bout de 4 ans (précédent projet en 2021) Orange n’était pas à 2 mois près pour envoyer le DIM et donc ouvrir la possibilité de consultation publique en pleine vacances d’été.
    A cette période, la France tourne au ralenti (même les Députés et Sénateurs sont en vacances), par contre c’est le moment idéal pour une consultation publique lorsque l’on veut limiter la participation des habitants

Pourquoi vouloir implanter un pylône aussi près du village ?
Notre théorie :
Les émetteurs 3 et 4 G annoncés dans le DIM sont un « préliminaire bateau », cela permet de justifier l’amélioration de la réception des habitants de la Natte et des Cahoussettes.

Ce qui se cache derrière c’est la 5G (à 3.5 Ghz)– compte tenu des fréquences utilisées la portée est diminuée et donc il faut multiplier les émetteurs et donc les antennes et pylônes (globalement x3)
Donc le pylône serait idéal pour la 5G et pour desservir la commune (centre).
Il faut savoir que l’adjonction d’un émetteur sur un pylône est juste une autorisation administrative de l’ANFR. Donc aucune enquête publique (le public ces emmerdeurs), transparente et invisible.
Autre point qu’il faut savoir. Avant d’obtenir la création d’un pylône, un opérateur doit prouver qu’il ne peut pas utiliser une infrastructure existante (point positif de la loi). Utiliser un pylône existant n’est pas gratuit, donc pour le propriétaire dudit pylône c’est le jackpot.
Nous pensons que l’acharnement d’Orange vient de là, une bonne vision à long terme !


Nous sommes une commune rurale avec ses avantages et ses inconvénients et l’un d’entre eux est une qualité de couverture radio variable (avec des zones de faible réception). C’est gênant et quelquefois énervant mais coté sécurité il faut savoir que le 112 est accessible indépendamment de votre opérateur de téléphonie.
Aujourd’hui les téléphones fixes ont disparu, la téléphonie « fixe » est assurée par une box. Avec le remplacement des lignes cuivres par de la fibre, les débits disponibles ont bondit et les smartphones ont tous la possibilité d’ « appel wifi » qui permet lors de mauvaise réception réseau de passer par le réseau fibre.
On ne peut pas avoir tous les avantages de la ville à la campagne, il faut choisir.

Nous ne sommes pas opposés à la radio-téléphonie par principe. Le téléphone portable a envahi notre vie.
Nous sommes opposés à l’installation débridée de pylônes bien souvent, non pour des raisons de service public, mais pour des motivations commerciales et cela au mépris des considérations sanitaires, environnementales et paysagères.
C’est pour ces raisons que nous nous sommes opposé au projet d’Orange en 2021 et au projet d’extension du parc photovoltaïque d’Engie à Salgues l’an dernier.
Ce qui est désolant c’est que au lieu d’être soutenus par nos édiles, nous sommes attaqués par eux.

Association Saint Antonin Notre Village