Orange le remake

En 2021 nous nous sommes mobilisés aux coté de la population du village pour empêcher Orange d’implanter quasiment au centre du village un pylône de 30 m de hauteur pour y installer des émetteurs de radiotéléphonie.

La population, et nous-mêmes, considérions que ce projet était néfaste tant sur le plan sanitaire (exposition aux ondes), que sur le plan de la protection du caractère rural et champêtre de notre village.
Les habitants nous ont soutenu au travers d’une pétition qui avait, à l’époque, recueillie 320 signatures.

Cette lutte a duré plus de six mois
Pendant tout ce temps, notre Maire était resté en retrait, en nous expliquant qu’il n’avait pas le pouvoir de s’opposer à ce projet, à un point tel, que nous pensions qu’il était artisan, voir même initiateur de l’opération.
Finalement notre Maire nous a annoncé qu’il avait réussi à bloquer ce projet grâce au PADD du PLU, sans autre explications.

En juillet 2025, on reprend les mêmes acteurs et on fait un remake.
Comme dans tout bon remake on change un peu le scénario, mais le fond est le même, les bons sont toujours bons et les méchants toujours méchants.
Le pylône s’est déplacé de 150 m et s’est rapproché du hameau de Masseboeuf (entre 60 et 160 m) et le site d’implantation n’est plus un terrain communal mais une parcelle privée.

Ce qui n’a pas changé c’est le discours de notre Maire :
(Bon à savoir : la commune n’a pas le pouvoir d’accepter ou de refuser un projet de création ou de modification d’antenne relais. [NDLR : La jurisprudence témoigne abondamment de la difficulté de s’opposer à l’implantation de l’antenne par refus d’autorisation d’urbanisme]).

Ce qui a changé c’est la mobilisation des habitants, ils ont été plus de 400 à signer la pétition que nous avons fait circuler dans le village (pour info, il y a 655 personnes inscrites sur la liste électorale de 2024).

La seule chose que nous partageons avec notre Édile est la vision de la situation, mais difficile ne veut pas dire impossible.
Il y a des jurisprudences qui témoignent qu’il est possible de s’opposer à une implantation à condition de bien travailler et présenter un dossier solide.
Tout est possible si on le veut et si l’on travaille bien son dossier.

Il y a des failles dans le DIM d’Orange, il faut les identifier et les exploiter.
Mais surtout il faut la volonté de se battre et là nous avons des doutes face au comportement de notre Maire.
Voici ce qu’il a écrit dans le Toninfo

Pas vraiment le discours d’un combattant !


Lors de nos contacts avec les habitants à l’occasion de la signature de la pétition, nous avons été francs avec eux. Nous leurs avons dit que les chances de gagner étaient faibles mais que nous allions tout faire pour réussir
Pour reprendre le slogan de la FDJ
« 100% des gagnants ont tenté leur chance ! »

Il ne risque aucune sanction, juste de se faire rappeler à l’ordre par le Préfet.

Demande d’une autorisation de défrichement,dans le cadre d’un projet de construction, d’un parc photovoltaïque à St Antonin du Var – résultat

Le 28 mai 2025, le Préfet du Var a pris un arrêté refusant l’autorisation de défrichement demandé par Engie Green.

Le motif invoqué pour ce refus est :

La conservation des bois et forêts ou des massifs qu’ils complètent, ou le maintien de la destination forestière des sols, est reconnu nécessaire à l’équilibre biologique d’une région ou d’un territoire présentant un intérêt remarquable et motivé du point de vue de la préservation des espèces animales ou végétales et de l’écosystème ou au bien-être de la population, en application de l’article L. 341-5-8° du Code forestier

Pour plus de détails sur ce refus consultez le texte de l’arrêté référencé ci dessus.

Le Préfet a souligné, comme nous, tous les manques et imprécisions dans le dossier de Engie plus le fait qu’en 2011 la surface de panneaux initialement prévue avait été réduite afin de « diminuer les impacts sur les enjeux paysagers », information que nous ignorions.
Nous vous rappelons que notre association est très impliquée dans la transition énergétique et nous soutenons le développement des Energies Renouvelables mais pas au prix de la destruction de la biodiversité.

Engie a la possibilité de contester cette décision en déposant un recours auprès du tribunal administratif.

Demande d’une autorisation de défrichement,dans le cadre d’un projet de construction, d’un parc photovoltaïque à St Antonin du Var – avancement

13 janvier 2025 SANV


Le 26 décembre 2024, La Direction départementale des territoires et de la mer du Var Services agriculture et forêt Mission défrichement (DDTM), a publié un document faisant la synthèse des observations et propositions recueillies lors de la consultation publique.
La DDTM a reçu 2 contributions, seule notre contribution a été retenue, l’autre n’ayant pas été transmise dans le formalisme administratif réglementaire.

Parmi nos observations, seul l’item correspondant à l’implantation proche du forage des Tayettes a été retenu et de plus Engie devra expliquer pourquoi les enjeux paysager de 2011 n’existent plus aujourd’hui.
L’implantation du projet dans le périmètre de protection éloigné de la source de captage des Tayettes située à moins de 400 m n’est pas pris en compte dans l’étude d’impact du dossier présenté. Les impacts du projet durant les phases de travaux, d’exploitation et de
démantèlement du site sur la ressource en eau devraient être analysés ainsi que les pressions sur les nappes phréatiques dans un contexte géologique de type karstique.
Ces analyses devraient être soumises à la validation de l’Agence régionale de la santé (ARS), pour se prémunir de tout risque de pollution de l’alimentation en eau potable de ce forage, notamment si la présence de PFAS est avérée dans les panneaux photovoltaïques, dans un contexte de risque d’incendie de forêt
.
Enfin, l’analyse de l’historique du dossier, et plus particulièrement l’analyse du choix du site de la centrale photovoltaïque existante développée par la même société, démontre que le secteur choisi pour le projet actuel avait été évité en 2011, afin de réduire les impacts sur les enjeux paysagers. Pour autant, l’opportunité de reprise d’un secteur évité auparavant ne figure pas dans la partie « choix du site » de l’évaluation environnementale du projet

A suivre.

Demande d’une autorisation de défrichement,dans le cadre d’un projet de construction, d’un parc photovoltaïque à St Antonin du Var -suite

Un de nos adhérents nous a envoyé un message contenant des questions sur le parc photovoltaïque et les avantages pour la commune, nous pensons que les réponses que nous faisons pourraient vous intéresser d’où cette publication.

• Comment fonctionne administrativement la centrale de Salgues ?
• Comment est utilisée l’énergie produite ?
• Qui en sont les principaux bénéficiaires ?
• Quels avantages pour la commune, les habitants ?


Voici nos réponses à ces questions.


• Comment fonctionne administrativement la centrale de Salgues ?
Sous réserves d’une étude plus approfondie, Engie Green est une société de type SASU (Société par actions simplifiée à associé unique).
Son activité déclarée (code NAF) est « Construction de réseaux électriques et de télécommunications (4222Z) », comme ce code officiel est limité ENGIE Green a détaillé ses activité et précisé « Toutes prestations de mise à disposition de compétences, de réalisation, de missions, de direction, de montage et développement de projets d’exploitation de centres de production d’énergie, de conseil et gestion d’entreprise dans les domaines d’activité industrie et énergie et notamment dans le domaine des énergies renouvelables (éolien solaire) »
(voir Societe.com)
Donc ENGIE Green est une société commerciale privée.


• Comment est utilisée l’énergie produite ?
Le parc est raccordé au réseau de RTE (sur un poste électrique de Salernes) et l’électricité produite est achetée par EDF.
ENGIE Green négociera un contrat avec EDF concernant la fourniture d’électricité.

• Qui en sont les principaux bénéficiaires ?
Il s’agit opération de droit privé, donc les bénéficiaires sont d’un coté le domaine de Salgues qui loue son terrain et ENGIE Green qui vend sa production à EDF.
Pour les installations d’une puissance supérieure à 500 KWc (ce qui est cas de Salgues) il n’existe pas de tarif fixe. Le producteur doit participer à un appel d’offres organisé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les tarifs résultent de la concurrence entre les projets et peuvent varier à chaque session d’appel d’offres.
Les tarifs sont indexés sur l’inflation.

• Quels avantages pour la commune, les habitants ?
Le parc est une entreprise industrielle et à ce titre ENGIE Green est assujettie aux taxes dues par les entreprises à la commune, la communauté d’agglomération et au département.
Il existe une taxe spécifique IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux) elle concerne les entreprises exerçant leur activité dans le secteur de l’énergie, du transport ferroviaire et des télécommunications et depuis 1er janvier 2023 la répartition des bénéfices est 20% pour la commune, 50% pour EPCI (DPVA) et 30% pour le département.
Lors de l’implantation du parc, la commune avait négocié avec la société SOLAIR Direct (propriétaire du parc à l’époque) une convention de mécénat culturel d’une durée de 20 ans d’un montant annuel de 23 000 € pendant la durée du prêt pour la réalisation de l’espace culturel et de 20 000 € après le remboursement du prêt.


NDLR : la réalisation de l’espace culturel n’a rien coûté aux habitants à une nuance près. Lorsqu’une entreprise fait un mécénat, les fonds consacrés à cette action sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %. Donc un manque à gagner sur le budget de l’Etat que nous compensons par nos impôts. Nous vous conseillons un petit document synthétique sur les différentes étapes administratives liées à l’implantation d’un parc photovoltaïque.