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25 août 2025Tous les articlesMunicipales 2026, scrutin Le mode de scrutin que nous connaissions lors des précédents scrutins a été modifié par la loi du 21 mai 2025. Cette modification répond à trois objectifs : harmoniser les modes de scrutin entre les communes de moins de 1 000 habitants et les autres ; renforcer la parité. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseils municipaux ne comptent que 37,6% de femmes ; répondre à la crise de l’engagement qui concerne particulièrement les communes rurales, en favorisant la cohésion des équipes municipales.Dans ces communes, le nombre de candidats aux élections municipales baisse et les démissions en cours de mandat augmentent. Ce qui change : Avant 2026 : Le scrutin majoritaire plurinominal avec panachage, est utilisé dans les communes de moins de 1000 habitants. Désignation des conseillers communautaires :< 1 000 habitants → Les conseillers communautaires sont les membres du conseil municipal désignés dans l’ordre du tableau.Pour un représentant c’est le Maire (code électoral art L273-11) ≥ 1 000 habitants → fléchage obligatoire sur les listes municipales.Désignation des conseillers communautaires : Pour 2026 et après : Toutes les communes, quelle que soit leur taille, adopteront un scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire.Pas de panachage possible sinon le bulletin est considéré comme nul. Désignation des conseillers communautaires :Toutes les communes passent au fléchage, sauf celles qui n’ont qu’un siège qui échoit d’office au maire. En cas d’empêchement de celui-ci pour occuper le siège de conseiller, son remplacement est géré par l’article L273-12 code électoral. Exception par rapport à la règle générale : En principe, chaque liste candidate doit comporter au moins autant de candidats que de sièges à pourvoir et au plus 2 candidats supplémentaires.Par exception, dans les communes de moins de 1 000 habitants, la liste peut comporter jusqu’à deux candidats de moins que l’effectif légal du conseil municipal.Donc dans le cas de notre village, entre 13 et 17 noms. En résumé Pour notre commune lors des municipales de 2026 : Les listes doivent être paritaires et inamovibles. Elles comptent entre 13 et 17 candidats. Le panachage est strictement interdit — toute modification entraîne la nullité du bulletin. Les prescriptions d’éligibilité classiques s’appliquent. [...] Lire la suite…
23 août 2025Tous les articlesLe 10 août ceux d’entre nous qui sont inscrits sur la liste de diffusion municipale ont reçu ce message. Pour parachever la constitution de mon « panier argumentaire » d’aide à la décision, il me serait agréable de pouvoir recueillir l’avis d’une petite commission consultative, lundi 18 août à 18 heures en mairie.Il s’agit bien d’une « consultation », qui a pour but d’enrichir ma réflexion sur la pertinence ou l’ineptie du projet OrangeQuatre conseillers municipaux m’accompagneront.J’aimerais que quatre administrés, résidents antonais, se joignent à nous en cette occasion.Si vous êtes intéressé(e), merci de me le faire savoir en retour pour mercredi soir dernier délai.Si vous êtes trop nombreux, je ferai procéder à un tirage au sort, dont le résultat sera communiqué à tous les postulants.N.B : Les trois candidats « têtes de listes » pour les municipales 2026 à ce jour déclarés, à savoir (par ordre alphabétique) : Phlippe BRAULT, Frank HERAUD et Pascal ROUGES, ont par ailleurs été cordialement conviés à participer à cette réunion. Ceux qui s’étaient inscrits ont été informés du tirage et de constitution de ce cette petite consultation par ce message. Comme convenu, un tirage au sort des postulants au groupe de « consultants » qui se réunira lundi à 18 heures, a été effectué ce matin à 10h30 en mairie par deux enfants de 6 ans présents à ce moment là.Le sort a désigné :Philippe DESMET; Philippe FRESSE; Brigitte GIRAUD; Georges BARONI.Les conseillers municipaux seront : Cathy AUCLIN; Charlotte MUGUET; Jean Jacques BOYZON et Christian GIRAUD.Seront également autour de la table : Philippe BRAULT et Frank HERAUDAssistera à la séance de travail en qualité de correspondant local de Var-Matin : Philippe LOWEPetite précision d’importance : Il ne s’agit pas d’une séance publique, et nulle autre personne ne sera admise dans la salle. Petites remarques : Que M le Maire veuille connaître la position de ses challengers est compréhensible Inviter un correspondant local de Var Matin est plutôt surprenant dans un groupe de consultants. Nous ne voyons pas la relation entre la compétence journalistique et le problème du pylône. Le sort a bien fait les choses en permettant à Georges Baroni de participer à cette réunion. Cette réunion ressemble plus à une campagne avant la campagne pour les municipales plutôt qu’une réunion de consultants. Une réunion publique aurait été plus constructive. Voici notre compte rendu de cette réunion Nous vous rappelons que Georges BARONI, notre trésorier a été invité à titre personnel à cette réunion (tiré au sort), il a néanmoins été amené à exprimer la position de notre association partagée par les 400 pétitionnaires. La réunion est ouverte par Mr le Maire qui en préambule nous présente la situation du projet et les réglementations qu’il se doit de respecter et qui – d’après lui – ne lui permettent pas de s’opposer.Sur la présentation vidéo qui est faite des éléments – jurisprudences, règlements, loi, etc. – tout va dans le sens qu’il n’a pas d’échappatoire à ce projet. Aux questionsPourquoi les propositions d’implantations différentes n’ont pas été étudiées par Orange ?Compte tenu de la géographie de la Commune pourquoi l’installation sur des sommets de collines n’a pas été étudiée ?Mr le Maire conteste qu’il y ait d’autres propriétaires prêt à proposer un emplacement, et demande qu’on en apporte la preuve.Quelques arguments montrant que l’implantation du pylône est néfaste sur le plan paysager et image du village sont exprimés par plusieurs participants. Concernant le risque incendie qui est connu, le Maire rétorque qu’il l’a pris en compte, et confirme en montrant le cahier de doléances de manière vive (ce n’est pas lui qui a soulevé ce point).Il a demandé aux pompiers de donner leur avis mais sans réponse il a été obligé de renouveler sa demande et attends la réponse.Malgré des remarques – habitants et 1 élu – sur le problème santé, des ondes, cela est totalement rejeté et j’aurais beau rappeler que l’OMS et l’UE ont déclaré les ondes électromagnétique « cancérigènes probable » je me suis fait démolir – une élue a même relevé le terme de probable comme étant sans « problèmes » donc pas de risques.Le Maire demande à chacun des présents d’exprimer son avis.En conclusion et, quelques soient les arguments, les participants sont opposés à l’implantation prévue par Orange – sauf une élue qui rappelle que pour s’opposer il faudra avoir un dossier solide et que contester le DIM ne sera pas facile, position qui est celle du Maire – extrait de jugement présenté en vidéo. Un participant tête de liste lit un document en félicitant le Maire de son travail pour cette réunion et conclus en s’opposant à cette implantation et en proposant de rencontrer Orange, ce qu’un autre candidat demande avec la participation des représentants de la population, en n’oubliant pas que le futur Maire sera en charge d’une situation imposée. Un habitant exprime parfaitement son opposition en se demandant pourquoi la Municipalité ne pourrait pas, elle-même, prendre en charge la réalisation d’un émetteur lequel ainsi serait mieux implanté. Cela rejoint la prise, en responsabilité citoyenne, de certaines communes plus avancées en démocratie participative et en gestion commune de la production d’énergies.Il est rappelé que le territoire de la Commune est bien couvert par 3 opérateurs à environ 75% pour chacun, alors que Orange ne couvre que 25%.Je rappelle, comme certains habitants, la réglementation sur la mutualisation des émetteurs sur les pylônes qui obligerait Orange à mettre ses émetteurs sur les pylônes des autres opérateurs. Argument rejeté par le Maire, qui affirme que ce n’est pas une obligation. Quand la réglementation ne lui convient pas, elle est rejetée sans discussion, alors que les réglementations qui lui conviennent sont parfaites et ne peuvent être discutées.Conclusions : Opposition totale des participants avec plus ou moins de vigueur, mais pas de position du Maire qui prendra sa décision au vu des différents commentaires mais en se soumettant à la loi et à la Réglementation. [...] Lire la suite…
23 août 2025radio téléphonie / Tous les articlesLe 8 août 2025, Var Matin a consacré un article à notre combat contre le projet d’Orange d’implanter un pylône de 30m en bordure du hameau de Masseboeuf. Vous pouvez consulter cet article sur le site du journal ou en visualiser une image ici Bonne lecture. [...] Lire la suite…
22 août 2025radio téléphonie / Tous les articlesVeuillez trouver copie du courrier que nous avons remis à M le Maire avec les signatures de la pétition. Un peu plus de 400 habitants de Saint Antonin du Var ont signé la pétition que nous leurs avons soumise soit lorsque nous les avons sollicités à leur domicile, soit chez les commerçants du village, soit sur un site internet de pétition en ligne. A titre de comparaison, il y avait, en 2024, 655 inscrits sur la liste électorale de la commune. Autre information sur le site de pétition en ligne, 23 habitants du village et 65 non résidents (que bien entendu nous n’avons comptabilisés) ont voté contre le projet.Ces non résidents ont ajoutés des commentaires qui exprimaient leur attachement à notre village et à son cadre de vie, ce que nous nous efforçons de préserver. [...] Lire la suite…
22 août 2025radio téléphonie / Tous les articlesVoici le document que nous avons distribué aux habitants lors de signature des pétitions.Il explique pourquoi nous sommes opposés à ce projet. Bonjour à toutes et tous,En 2021 après la bagarre pour contrer l’installation d’un pylône relais d’Orange sur la STEP de Masseboeuf, nous savions que le dossier n’était pas pour autant clos et qu’Orange reviendrait à la charge.Nous ne sommes donc pas totalement surpris par ce nouveau projet. Présentation rapide du DIM (Dossier Information Mairie) Le pylône serait implanté sur le terrain du garage Serge Auto dans sa partie la plus hauteIl ferait 32 m de haut avec 3 antennes à 29m (soit l’équivalent d’un immeuble de 10 étages) Les autres éléments techniques sont les mêmes qu’en 2021. Ce qui n’est mentionné dans le DIM (Dossier Information Mairie) 1. Distance des habitations :Le hameau de Masseboeuf représente l’ensemble de constructions les plus proches du pylône projeté Soit une distance comprise entre 72 et 161 m.Donc très proche du Pylône et au premières loges pour l’exposition aux ondes radioélectriques. 2. Hauteurs relatives :Le pylône ferait une hauteur totale (hors paratonnerre) de 30 m, les antennes seraient à une hauteur de 27 m (milieu des antennes). Ce qui donne en référence NGF respectivement 242m (pylône) et 239m (antennes) (référence DIM page 8).Rapporté à la hauteur du centre de Masseboeuf 211,72 m, on obtient une hauteur relative de 27,28 m. Les habitants du hameau auront vue sur un pylône de 27 m au lieu de la vue sur les bois actuellement Nous sommes une commune rurale de 17,64 Km² et Orange ne propose pour implanter une antenne relais que des emplacements soit en plein cœur du village (en 2021) soit dans un des hameaux du village, des solutions de facilité au mépris des habitants du village et de leur cadre de vie. De qui se moque t on ? Ce qui change par rapport au projet de 2021: L’installation est prévue sur un terrain privé. Cela complique l’opposition au projet. Nous n’avons aucun recours contre un acte de location privé. La parcelle est en zone Na (Na: secteur dédié à l’activité artisanale.) et le PLU prévoit en Zone N (Cette zone « N » peut, exceptionnellement, accueillir des constructions ou installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.) De plus il est précisé dans les conditions générales de cette zone (Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif ne sont pas soumises aux dispositions particulières définies ci-après) Orange devra demander un permis de construire (pylône sup à 12m), notre Maire a déjà annoncé qu’il ne pourra s’y opposer, voir Brève du 18 juillet 2025(Bon à savoir : la commune n’a pas le pouvoir d’accepter ou de refuser un projet de création ou de modification d’antenne relais. C’est l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR), établissement public administratif placé auprès du ministre de l’Économie et des Finances, qui gère l’ensemble du spectre des fréquences utilisées pour toutes les communications sans fils et délivre les autorisations d’implantation. ») Exact et faux à la fois, l’ANFR gère les fréquences utilisées par les Opérateur mais ne décide pas de l’implantation des pylônes.S’opposer à l’installation d’une antenne radio n’est pas simple mais pas impossible, il y a des jurisprudences montrant que c’est faisable. La consultation a lieu pendant les congés d’été.Nous sommes à peine surpris par ce calendrier, au bout de 4 ans (précédent projet en 2021) Orange n’était pas à 2 mois près pour envoyer le DIM et donc ouvrir la possibilité de consultation publique en pleine vacances d’été.A cette période, la France tourne au ralenti (même les Députés et Sénateurs sont en vacances), par contre c’est le moment idéal pour une consultation publique lorsque l’on veut limiter la participation des habitants Ce que le DIM ne dit pas : Pourquoi vouloir implanter un pylône aussi près du village ?Notre théorie :Les émetteurs 3 et 4 G annoncés dans le DIM sont un « préliminaire bateau », cela permet de justifier l’amélioration de la réception des habitants de la Natte et des Cahoussettes. Ce qui se cache derrière c’est la 5G (à 3.5 Ghz)– compte tenu des fréquences utilisées la portée est diminuée et donc il faut multiplier les émetteurs et donc les antennes et pylônes (globalement x3)Donc le pylône serait idéal pour la 5G et pour desservir la commune (centre).Il faut savoir que l’adjonction d’un émetteur sur un pylône est juste une autorisation administrative de l’ANFR. Donc aucune enquête publique (le public ces emmerdeurs), transparente et invisible.Autre point qu’il faut savoir. Avant d’obtenir la création d’un pylône, un opérateur doit prouver qu’il ne peut pas utiliser une infrastructure existante (point positif de la loi). Utiliser un pylône existant n’est pas gratuit, donc pour le propriétaire dudit pylône c’est le jackpot.Nous pensons que l’acharnement d’Orange vient de là, une bonne vision à long terme ! Autres arguments : Nous sommes une commune rurale avec ses avantages et ses inconvénients et l’un d’entre eux est une qualité de couverture radio variable (avec des zones de faible réception). C’est gênant et quelquefois énervant mais coté sécurité il faut savoir que le 112 est accessible indépendamment de votre opérateur de téléphonie.Aujourd’hui les téléphones fixes ont disparu, la téléphonie « fixe » est assurée par une box. Avec le remplacement des lignes cuivres par de la fibre, les débits disponibles ont bondit et les smartphones ont tous la possibilité d’ « appel wifi » qui permet lors de mauvaise réception réseau de passer par le réseau fibre.On ne peut pas avoir tous les avantages de la ville à la campagne, il faut choisir. Conclusion : Nous ne sommes pas opposés à la radio-téléphonie par principe. Le téléphone portable a envahi notre vie.Nous sommes opposés à l’installation débridée de pylônes bien souvent, non pour des raisons de service public, mais pour des motivations commerciales et cela au mépris des considérations sanitaires, environnementales et paysagères.C’est pour ces raisons que nous nous sommes opposé au projet d’Orange en 2021 et au projet d’extension du parc photovoltaïque d’Engie à Salgues l’an dernier.Ce qui est désolant c’est que au lieu d’être soutenus par nos édiles, nous sommes attaqués par eux. Association Saint Antonin Notre Village [...] Lire la suite…
22 août 2025radio téléphonie / Tous les articlesLa téléphonie 5G, c’est simplement la cinquième génération des réseaux mobiles — après la 1G (voix analogique), la 2G (voix + SMS), la 3G (Internet mobile basique), et la 4G (Internet rapide).Elle apporte trois grandes améliorations par rapport à la 4G : Vitesse beaucoup plus élevée En théorie : jusqu’à 10 Gbit/s (100 fois plus rapide que la 4G). En pratique : souvent entre 300 Mbit/s et 1 Gbit/s aujourd’hui. Latence très faible Temps de réaction du réseau divisé par 5 à 10. Pratique pour les jeux en ligne, la réalité virtuelle, ou les voitures autonomes qui doivent réagir vite. Capacité accrue Beaucoup plus d’appareils peuvent se connecter en même temps sans saturer (utile pour les stades, concerts, villes connectées). En résumé, la 5G, c’est une connexion mobile plus rapide, plus réactive et capable de gérer plus d’appareils à la fois. ⚠ Ça c’est la pub pour nous vendre la 5G La réalité La norme 5G peut utiliser les fréquences allant de 700 Mhz à 3,5 Ghz et même 26 Ghz et fonction des fréquences utilisées les résultats ne sont pas identiques. Voici un tableau résumant les performances théoriques et pratiques escomptées : ✔ La réalité est moins idyllique, nous serions au mieux à une fréquence de 3,5 Ghz et sans doute plutôt dans la gamme 800 Mhz. Si l’on compare la 4G actuelle avec la 5G, voici un résumé des différences : Pas de miracle ! A noter toutefois 2 améliorations intéressantes pour la 5G Capacité d’utilisateursMassive MIMO – “beaucoup plus d’antennes, beaucoup plus malin”MIMO = Multiple Input, Multiple Output.En 4G, on a souvent 2×2 ou 4×4 antennes (2 ou 4 en émission / réception).Massive MIMO = en 5G, on monte à 64×64, voire plus, sur certaines bandes(⚠attention 64×64 à 800 Mz ce n’est pas possible)Cela permet : Plusieurs faisceaux simultanés (beamforming) vers plusieurs utilisateurs. Plus de capacité → plusieurs personnes peuvent utiliser la même fréquence sans se gêner. Signal plus précis → moins de pertes, meilleure couverture. Fonctionnalités avancées Gestion 5G – “un réseau plus intelligent”La 5G ne se contente pas de “plus d’antennes”, elle gère mieux les ressources : Beamforming dynamique → le faisceau suit ton téléphone et évite les zones inutiles.Network slicing → le réseau peut créer des “tranches virtuelles” dédiées : Une pour les smartphones. Une pour les voitures connectées. Une pour les capteurs IoT.→ Chaque tranche a ses propres priorités et garanties. Allocation adaptative → la 5G distribue la puissance et le spectre là où la demande est forte. Latence optimisée → chemins plus courts dans le réseau, priorisation des paquets.Le Beamforming dynamique compte tenu du nombre limité de dipôles dans les antennes est très limité. Conclusion : Tout d’abord il ne faut pas assimiler la notion de 5G à une fréquence particulière.Comme vous l’avez vu, ci-dessus, la 5g est utilisable dans des émetteurs de 700 Mhz jusqu’à 3.5 Ghz et 26 Ghz. Toutefois les fréquences optimales de cette technologie sont 3.5 Ghz et 26 Ghz, d’où l’amalgame entre ces fréquences et la 5G.La 5G est une avancée technologique indéniable.Je vous ai fait une présentation et un comparatif technique de la 5G. Malgré les aspects attrayants de cette technique il ne faut pas se tromper, les ondes utilisées dans cette technologie sont dangereuses. Je rappelle que nous ne sommes pas opposés à la technologie 5G, nous sommes opposés à l’installation d’un pylône au centre du village en 2021 et maintenant quasiment dans le hameau de Massebeuf alors que les émetteurs à 800 Mhz ont des portées entre 3 et 10 Km.Il est donc tout à fait possible de trouver des sites d’implantation compatibles avec les capacités des émetteurs sans mettre en péril la santé des habitants et sans dénaturer l’environnement paysager du village. [...] Lire la suite…
22 août 2025radio téléphonie / Tous les articlesPendant que nous consultions les habitants du village en faisant circuler une pétition, nous avons voulu connaître la position de notre futur Maire.Ainsi nous avons adressé aux 2 têtes de listes déclarés, à ce moment, M Philippe BRAULT et Frank HERAUD le message suivant : Monsieur,Vous avez annoncé votre candidature pour conduire une liste lors des prochaines élections municipales de 2026.Vous êtes, sans nul doute, informé du projet de la société Orange, qui souhaite implanter un pylône de radiotéléphonie mobile à proximité de Masseboeuf. Ce projet fait suite à une première tentative, en 2021, d’installer un pylône similaire au cœur même du village.À cette époque, nous nous étions fermement opposés à ce projet. Les habitants nous avaient alors largement soutenu en signant une pétition s’opposant massivement à l’implantation de cette antenne. Grâce à cette mobilisation, et à nos actions collectives, notre Maire avait pris la décision de refuser de signer la convention d’utilisation d’un terrain communal.Aujourd’hui, bien que le contexte soit différent et que la législation nous soit moins favorable, nous avons décidé de nous opposer à ce nouveau projet de pylône. Nous savons que la bataille sera difficile, mais nous mettrons tout en œuvre pour la mener jusqu’au bout.Nous avons conscience que certains de nos concitoyens rencontrent des problèmes de réception mobile. Néanmoins, nous estimons que l’emplacement proposé, ainsi que l’absence de concertation avec les habitants, posent de sérieuses questions.Dans ce contexte, nous souhaiterions savoir quelle est votre position sur ce projet : l’approuvez-vous ou non ?Nous vous remercions par avance pour votre réponse.Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.L’association Saint Antonin notre villageLe PrésidentF Dehlinger Pour votre information, vous trouverez ci-après les réponses qui nous ont été faites. Réponse de M Philippe BRAULT. Cher Monsieur Dehlinger.Non indifférent au nouveau projet d’implantation qui est présenté à la population par l’opérateur ORANGE, j’ai eu l’occasion de faire parvenir en Mairie, en cette fin de semaine, la position écrite de la liste que j’ai le plaisir de conduire, avec nos objections concernant le dossier présenté en l’état.J’ai demandé à ce que ce document soit joint à la procédure d’information en cours. Sa consultation est publique.Pour le bien du débat démocratique, il m’apparaît par ailleurs intéressant à mon tour de connaître les arguments qui conduisent votre association à vous opposer à nouveau à cette nouvelle initiative de l’opérateur.Bien à vous. Le document est public mais pas diffusé par le candidat, donc nous vous mettons, ci-dessous, une photo (pas excellente) du cahier municipal. Réponse de M Frank HERAUD. Il apparaît qu’ une grande majorité de la population à juste titre ne souhaite pas d’ antenne relais à cet emplacement ou pas d’ antenne relais du tout car il existe une couverture suffisante et même optimale par d’ autres opérateurs notamment Bouygues. Je regrette que l’opérateur Orange n’ait pas organisé de réunion publique au vu de l’opposition déjà très forte en 2021, le nouveau projet se situant à quelques centaines de mètres du précédent et étant encore plus impactant à tous les niveaux notamment pour la population les habitations ou environnemental. Nous aurions pu proposer d’ autres emplacements sur des parcelles privées dont j’ai l’ accord de principe ou même sur un terrain communal dont la commune va certainement devenir propriétaire, un droit de préférence restant à purger. Pour amener Orange à revoir son projet Mr le maire doit exprimer sa position clairement c’est à dire donner lors de l’avis Maire joint à la DP ou au permis de construire au service instructeur un avis défavorable motivé ce qui peut être inciterait Orange à revoir sa copie, l’issue de l autorisation d’urbanisme restant très incertaine. Si Mr le maire prenait cette décision il montrerait à l’opérateur un front commun de toutes les parties: association, population, Maire sont contre l’antenne à cet emplacement.Frank HéraudCandidat à la Mairie de Saint ANTONIN [...] Lire la suite…
21 août 2025radio téléphonie / Tous les articlesEn 2021 nous nous sommes mobilisés aux coté de la population du village pour empêcher Orange d’implanter quasiment au centre du village un pylône de 30 m de hauteur pour y installer des émetteurs de radiotéléphonie. La population, et nous-mêmes, considérions que ce projet était néfaste tant sur le plan sanitaire (exposition aux ondes), que sur le plan de la protection du caractère rural et champêtre de notre village.Les habitants nous ont soutenu au travers d’une pétition qui avait, à l’époque, recueillie 320 signatures. Cette lutte a duré plus de six moisPendant tout ce temps, notre Maire était resté en retrait, en nous expliquant qu’il n’avait pas le pouvoir de s’opposer à ce projet, à un point tel, que nous pensions qu’il était artisan, voir même initiateur de l’opération.Finalement notre Maire nous a annoncé qu’il avait réussi à bloquer ce projet grâce au PADD du PLU, sans autre explications. En juillet 2025, on reprend les mêmes acteurs et on fait un remake.Comme dans tout bon remake on change un peu le scénario, mais le fond est le même, les bons sont toujours bons et les méchants toujours méchants.Le pylône s’est déplacé de 150 m et s’est rapproché du hameau de Masseboeuf (entre 60 et 160 m) et le site d’implantation n’est plus un terrain communal mais une parcelle privée. Ce qui n’a pas changé c’est le discours de notre Maire :(Bon à savoir : la commune n’a pas le pouvoir d’accepter ou de refuser un projet de création ou de modification d’antenne relais. ). Ce qui a changé c’est la mobilisation des habitants, ils ont été plus de 400 à signer la pétition que nous avons fait circuler dans le village (pour info, il y a 655 personnes inscrites sur la liste électorale de 2024). La seule chose que nous partageons avec notre Édile est la vision de la situation, mais difficile ne veut pas dire impossible.Il y a des jurisprudences qui témoignent qu’il est possible de s’opposer à une implantation à condition de bien travailler et présenter un dossier solide.Tout est possible si on le veut et si l’on travaille bien son dossier. Il y a des failles dans le DIM d’Orange, il faut les identifier et les exploiter.Mais surtout il faut la volonté de se battre et là nous avons des doutes face au comportement de notre Maire.Voici ce qu’il a écrit dans le Toninfo Pas vraiment le discours d’un combattant ! Lors de nos contacts avec les habitants à l’occasion de la signature de la pétition, nous avons été francs avec eux. Nous leurs avons dit que les chances de gagner étaient faibles mais que nous allions tout faire pour réussirPour reprendre le slogan de la FDJ « 100% des gagnants ont tenté leur chance ! » Notre Maire peut refuser le permis de construire de ce pylône. Il ne risque aucune sanction, juste de se faire rappeler à l’ordre par le Préfet. [...] Lire la suite…
20 août 2025photovoltaïque / Tous les articlesLe 28 mai 2025, le Préfet du Var a pris un arrêté refusant l’autorisation de défrichement demandé par Engie Green. Le motif invoqué pour ce refus est : La conservation des bois et forêts ou des massifs qu’ils complètent, ou le maintien de la destination forestière des sols, est reconnu nécessaire à l’équilibre biologique d’une région ou d’un territoire présentant un intérêt remarquable et motivé du point de vue de la préservation des espèces animales ou végétales et de l’écosystème ou au bien-être de la population, en application de l’article L. 341-5-8° du Code forestier Pour plus de détails sur ce refus consultez le texte de l’arrêté référencé ci dessus. Le Préfet a souligné, comme nous, tous les manques et imprécisions dans le dossier de Engie plus le fait qu’en 2011 la surface de panneaux initialement prévue avait été réduite afin de « diminuer les impacts sur les enjeux paysagers », information que nous ignorions.Nous vous rappelons que notre association est très impliquée dans la transition énergétique et nous soutenons le développement des Energies Renouvelables mais pas au prix de la destruction de la biodiversité. Engie a la possibilité de contester cette décision en déposant un recours auprès du tribunal administratif. [...] Lire la suite…
13 janvier 2025Tous les articles13 janvier 2025 SANV Le 26 décembre 2024, La Direction départementale des territoires et de la mer du Var Services agriculture et forêt Mission défrichement (DDTM), a publié un document faisant la synthèse des observations et propositions recueillies lors de la consultation publique.La DDTM a reçu 2 contributions, seule notre contribution a été retenue, l’autre n’ayant pas été transmise dans le formalisme administratif réglementaire. Parmi nos observations, seul l’item correspondant à l’implantation proche du forage des Tayettes a été retenu et de plus Engie devra expliquer pourquoi les enjeux paysager de 2011 n’existent plus aujourd’hui.L’implantation du projet dans le périmètre de protection éloigné de la source de captage des Tayettes située à moins de 400 m n’est pas pris en compte dans l’étude d’impact du dossier présenté. Les impacts du projet durant les phases de travaux, d’exploitation et dedémantèlement du site sur la ressource en eau devraient être analysés ainsi que les pressions sur les nappes phréatiques dans un contexte géologique de type karstique.Ces analyses devraient être soumises à la validation de l’Agence régionale de la santé (ARS), pour se prémunir de tout risque de pollution de l’alimentation en eau potable de ce forage, notamment si la présence de PFAS est avérée dans les panneaux photovoltaïques, dans un contexte de risque d’incendie de forêt.Enfin, l’analyse de l’historique du dossier, et plus particulièrement l’analyse du choix du site de la centrale photovoltaïque existante développée par la même société, démontre que le secteur choisi pour le projet actuel avait été évité en 2011, afin de réduire les impacts sur les enjeux paysagers. Pour autant, l’opportunité de reprise d’un secteur évité auparavant ne figure pas dans la partie « choix du site » de l’évaluation environnementale du projet A suivre. [...] Lire la suite…
18 octobre 2024photovoltaïque / Tous les articlesUn de nos adhérents nous a envoyé un message contenant des questions sur le parc photovoltaïque et les avantages pour la commune, nous pensons que les réponses que nous faisons pourraient vous intéresser d’où cette publication.• Comment fonctionne administrativement la centrale de Salgues ?• Comment est utilisée l’énergie produite ?• Qui en sont les principaux bénéficiaires ?• Quels avantages pour la commune, les habitants ? Voici nos réponses à ces questions. • Comment fonctionne administrativement la centrale de Salgues ?Sous réserves d’une étude plus approfondie, Engie Green est une société de type SASU (Société par actions simplifiée à associé unique).Son activité déclarée (code NAF) est « Construction de réseaux électriques et de télécommunications (4222Z) », comme ce code officiel est limité ENGIE Green a détaillé ses activité et précisé « Toutes prestations de mise à disposition de compétences, de réalisation, de missions, de direction, de montage et développement de projets d’exploitation de centres de production d’énergie, de conseil et gestion d’entreprise dans les domaines d’activité industrie et énergie et notamment dans le domaine des énergies renouvelables (éolien solaire) »(voir Societe.com)Donc ENGIE Green est une société commerciale privée. • Comment est utilisée l’énergie produite ?Le parc est raccordé au réseau de RTE (sur un poste électrique de Salernes) et l’électricité produite est achetée par EDF.ENGIE Green négociera un contrat avec EDF concernant la fourniture d’électricité. • Qui en sont les principaux bénéficiaires ?Il s’agit opération de droit privé, donc les bénéficiaires sont d’un coté le domaine de Salgues qui loue son terrain et ENGIE Green qui vend sa production à EDF.Pour les installations d’une puissance supérieure à 500 KWc (ce qui est cas de Salgues) il n’existe pas de tarif fixe. Le producteur doit participer à un appel d’offres organisé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les tarifs résultent de la concurrence entre les projets et peuvent varier à chaque session d’appel d’offres.Les tarifs sont indexés sur l’inflation.• Quels avantages pour la commune, les habitants ?Le parc est une entreprise industrielle et à ce titre ENGIE Green est assujettie aux taxes dues par les entreprises à la commune, la communauté d’agglomération et au département.Il existe une taxe spécifique IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux) elle concerne les entreprises exerçant leur activité dans le secteur de l’énergie, du transport ferroviaire et des télécommunications et depuis 1er janvier 2023 la répartition des bénéfices est 20% pour la commune, 50% pour EPCI (DPVA) et 30% pour le département.Lors de l’implantation du parc, la commune avait négocié avec la société SOLAIR Direct (propriétaire du parc à l’époque) une convention de mécénat culturel d’une durée de 20 ans d’un montant annuel de 23 000 € pendant la durée du prêt pour la réalisation de l’espace culturel et de 20 000 € après le remboursement du prêt. NDLR : la réalisation de l’espace culturel n’a rien coûté aux habitants à une nuance près. Lorsqu’une entreprise fait un mécénat, les fonds consacrés à cette action sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %. Donc un manque à gagner sur le budget de l’Etat que nous compensons par nos impôts. Nous vous conseillons un petit document synthétique sur les différentes étapes administratives liées à l’implantation d’un parc photovoltaïque. [...] Lire la suite…
10 octobre 2024photovoltaïqueUne consultation publique a été organisée du 10 septembre au 10 octobre 2024 afin de recevoir les observations du public.Vous trouverez ci dessous les observations que SANV a faites concernant ce projet. PréambuleSaint Antonin Notre Village (SANV) est une association locale qui a pour objet Favoriser les actions pour améliorer les conditions de vie environnementales économiques et sociales des habitants de notre village au sein de la Dracénie Provence Verdon Agglomération (DPVA).A ce titre nous avons un site internet d’information (https://saintantoninnotrevillage.org/) et nous participons à tous les groupes de travail et enquêtes publiques (PCAET, ZAER,…).Nos contributions sont quelquefois critiques mais aussi constructives.GénéralitésLe dossier concerne une demande d’une autorisation de défrichement dans le cadre d’un projet de construction d’installation d’une centrale photovoltaïque au sol sur le territoire de la commune de Saint-Antonin-du-Var (83). Le projet est porté par ENGIE Green.Il s’avère que ENGIE Green est déjà propriétaire d’un parc de 14 ha (en deux parcelles de 9,5 et 4,5 ha) avec une puissance installée de 7,5 Mwc. Il ne s’agit donc pas d’une installation isolée mais d’une extension d’un parc existant. A terme l’installation globale sera constituée de 2 parcelles respectivement de 9,5 ha et 10,2 ha.Administrativement il ne s’agit que d’une installation de 5,70 ha avec un défrichement de 6,8 ha mais la perturbation sur l’écosystème portera sur plus de 20 ha et cela n’est pas pris en compte.La biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent. Ce terme comprend également les interactions des espèces entre elles et avec leurs milieux. (https://www.ofb.gouv.fr/quest-ce-que-la-biodiversite). A ce titre nous déplorons que l’interaction des espèces entre elles et leur environnement ne soit pas plus pris en compte.Résilience : Capacité (d’un écosystème, d’une espèce) à retrouver un état d’équilibre après un évènement exceptionnel. (définition petit Robert)Ce mot revient souvent dans la réponse d’Engie aux remarques de MRAE concernant l’impact de l’installation sur la biodiversité, on voit aussi « REX Engie » sans autre précision, cela ce qui s’appelle de l’auto satisfaction, et n’apporte pas de réponse réelle à l’impact sur la biodiversité. Obsolescencele Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN délibération N° 2024-16) considère que « La date de péremption des inventaires naturalistes est de 4 ans à compter de leur date de réalisation ». La majorité des inventaires ont été réalisés en 2019 et la MRAE a indiqué « … il serait opportun de justifier le caractère toujours représentatif des résultats de ces inventaires à la date de démarrage des travaux ».Pas de réponse d’ENGIE. Documents La MRAE et le SDIS ayant fait des recommandations, nous avons plus particulièrement approfondi l’étude des réponses faites par ENGIE. Raccordement au réseauMRAE signale « De plus, si les incidences liées au raccordement électrique au poste-source de Salernes sont succinctement évoquées pour certaines thématiques (le contexte physique, le contexte humain, le paysage), ce n’est pas le cas du volet naturaliste, pour lequel cette composante du projet n’est pas prise en compte. »Engie a indiqué que le nouveau parc serait raccordé à un poste RTE de Salernes comme la précédente installation avec la création d’un raccordement parallèle à celui existant sans autre précision sur l’impact écologique supplémentaire.Pas de nouvelles informations dans la réponse du pétitionnaire à ce constat de MRAE. Bilan CO²MRAe a recommandé « de préciser les modalités de calcul de l’ensemble des composantes de la dette carbone du projet, afin d’objectiver les valeurs indiquées dans le calcul du bilan carbone ».Engie a répondu (page 158) en détaillant le bilan carbone de la construction du parc son démantèlement et son exploitation pendant 35 ans soit un total de 6 583 teq CO². Aucune référence sur les conséquences de la destruction de 6,8 ha de puits de carbone.Cette problématique a rapidement était évacuée « L’enjeu en terme de déstockage de carbone lié à un changement d’affectation du sol reste limité par la faible productivité des peuplements et peut facilement trouver une mesure compensatoire par un boisement sur des stations plus fertiles dans le département. ». (page 175 tome 2 Etude d’impact) Aucune garantie de compensation !Engie propose d’utiliser des terres fertiles alors que celles ci sont réduites dans le Var et sont plutôt recherchées pour l’agriculture vivrière.Ce n’est pas anodin, en effet à raison de 10 teq CO²/an/ha et pendant 35 ans on arrive à 2 380 teq CO² (Infographie ONF-GIEC un hectare de forêt peut absorber entre 6 à 16 tonnes de CO2 par an, en fonction des essences, du climat, des sols…23 févr. 2020).Engie annonce pour la première année de production 9 248 MWh soit un facteur de charge de 17 %. A titre de comparaison le facteur de charge moyen du solaire en France en 2023 a été de 14 % et en PACA de 16,4 % (source https://fr.statista.com/statistiques/562844/facteur-de-charge-solaire-moyen-par-region-france/).Engie estime produire en 35 ans 293 GWh ce qui ramène la production de CO² à 22,5 g CO²/KwhEngie essaye de justifier la finalité de son parc en se référent à une étude d’Artelys (non jointe !) « prenant en compte l’évolution du mix électrique Français à horizon 2035, l’énergie solaire injectée viendra directement ou indirectement en remplacement de production thermique à hauteur de 52% et nucléaire à 48% générant en moyenne pondérée 270 geqCO2/kWh »Les chiffres fournis par Engie ne sont pas documentés et donc impossible de vérifier la réalité des économies.Risque incendie de forêtsLe risque est important. MRAE et le SDIS ont demandé des compléments d’étude et de confirmation de la prise en compte du risque et ce d’autant plus que la précédente installation a connu 2 départ de feu sur les 9 enregistrés sur la commune depuis 2014.Les simulations sont intéressantes (logiciel FireTactic), mais la simulation de propagation d’un feu extérieur au Parc ne concerne que l’exploitant, par contre la simulation d’un feu venant du parc est plus importante dans le dossier qui nous intéresse. Comme l’a exprimé le SDIS 83 suite à la visite du 18 avril 2024 « Ne pas considérer les parcs photovoltaïques comme des enjeux »Nous déplorons que les simulations ont été faites uniquement avec des vents faibles (max 30km/h) et que l’impact d’un feu provenant de l’extérieur ait été plus développé que l’impact d’un feu généré par les installations du parc et ce malgré les recommandations du SDISS et l’exemple des départs de feu des dernières années.Impacts des panneaux photovoltaïques de la centraleIl semble que certains impacts des panneaux photovoltaïques n’ont pas été abordés.Sur les milieux terrestres, les effets des centrales photovoltaïques sont de plusieurs ordres: perturbation des composantes microclimatiques locales ;diminution de la lumière et des précipitations, ce qui impacte surtout les espèces présentes sous les panneaux (flore, pollinisateurs, faune du sol, et donc fonction écologique de pollinisation et fonctions écologiques liées au sol); confusion visuelle entre la surface des panneaux et les étendues d’eau, ce qui impacte surtout les espèces volantes présentes au-dessus des panneaux PV (mortalité d’insectes par confusion de site de ponte, mortalité d’oiseaux et de chiroptères par confusion de site d’alimentation en eau)(https://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/df/2024-16_avis_deploiement-photovoltaique-impacts-biodiversite_cnpn_du_19_06_2024_vf.pdf) la présence de PFAS sur les panneaux photovoltaïques qui est avérée (Nain, P., & Anctil, A. (2023, June). Per-and Polyfluoroalkyl Substances (PFAS) Usage in Solar Photovoltaics. In 2023 IEEE 50th Photovoltaic Specialists Conference (PVSC) (pp. 1-1). IEEE.)et dont les conséquences sur la santé animale et humaine peuvent être importantes (Panieri, E., Baralic, K., Djukic-Cosic, D., Buha Djordjevic, A., & Saso, L. (2022). PFAS molecules: a major concern for the human health and the environment. Toxics, 10(2), 44.)Il est à noter que le parc se situe à 100 m du forage des Tayettes source d’alimentation d’eau potable de la commune. L’émergence d’une flore exotique envahissante, qui est très difficile à éradiquer (Plusieurs centrales photovoltaïques des Landes sont ainsi fortement concernées par une invasion de raisin d’Amérique). Modification des populations d’insectes au sein et aux alentours de la centrale.Dans le cadre du programme REMEDE, les populations d’insectes ont été comparées dans entre les parties équipées de panneaux solaires au sein des centrales photovoltaïques et celles aux alentours immédiats et à l’intérieur de la zone clôturée. Les résultats indiquent des réductions significatives (30 à 40%) en abondance et en diversité d’insectes pollinisateurs dans les inter-rangs végétalisés, et des réductions très fortes (70 à 80%) sous les panneaux. Les chauves-souris peuvent prendre des panneaux photovoltaïques pour une surface en eau, si bien que certaines espèces viennent y chasser et les juvéniles peu expérimentés cherchent à y boire (Greif, S., & Siemers, B. M. (2010). Innate recognition of water bodies in echolocating bats. Nature communications, 1(1), 107)La mortalité par collision a également été démontrée, mais resterait très limitée. Il semblerait que les panneaux photovoltaïques renvoient moins les ondes d’écholocation, ou perturbent les signaux (Corcoran, A. J., and T. J. Weller. 2018. Inconspicuous echolocation in hoary bats (Lasiurus cinereus). Proceedings of theRoyal Society of London B 285:20180441). Mortalités par collisions des oiseaux. Comme les insectes, les oiseaux peuvent être bernés par la lumière polarisée générée par les panneaux et tentent de venir y boire ou y chasser. Les espèces aquatiques peuvent également entrer en collision avec elles, pensant se poser sur une étendue d’eau, notamment de nuit lorsqu’ils sont éclairés par la lune. Les passereaux insectivores peuvent venir y chasser les insectes attirés par les panneaux et entrer eux-mêmes en collision. Les suivis de mortalité menés sur 13 centrales photovoltaïques en Californie ont récemment évalué à 11,6 oiseaux par MW et par an (Smallwood, K. S. (2022). Utility‐scale solar impacts to volant wildlife. The Journal of Wildlife Management, 86(4), e22216). Il a récemment été montré aux États-Unis qu’une grande partie des oiseaux retrouvés morts dans les centrales photovoltaïques étaient des oiseaux en migration (Conkling, T. J. et al. (2022). Vulnerability of avian populations to renewable energy production. Royal Society Open Science, 9(3)).Certaines espèces locales y apparaissent plus vulnérables que d’autres (tourterelles, alouettes, chouettes) Conclusion Comme nous l’avons déjà indiqué dans le préambule, notre association est très engagée dans la transition énergétique et les énergies renouvelables.Lors de la consultation sur les Zones d’Accélération des Energies Renouvelables (ZAER) nous avons fait des propositions qui ont été retenues par le conseil municipal de Saint Antonin du Var(https://saintantoninnotrevillage.org/index.php/concertation-publique-zones-aper/).De l’examen de ce dossier de demande de défrichement nous retenons les points suivants qui posent questions sur les objectifs réels de cette opération :– Les SRADDET, et PLULe SRADDET encourage le développement du Photovoltaïque en PACA mais privilégie en priorité l’installation de panneaux sur des zones déjà artificialisées, toitures, parking.(https://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/cadre_regional_photovoltaique_dreal_paca_2019_02.pdf)Le PLU de Saint Antonin du Var a , certes en 2012, créé une zone Np, mais c’est une possibilité mais pas une obligation.– Compensation défrichementENGIE Green a rapidement évacué la compensation sans aucune indication sur la manière dont il compte appliquer cette obligation.– CO² MRAE a « recommandé de préciser les modalités de calcul de l’ensemble des composantes de la dette carbone du projet », dans sa réponse ENGIE Green a détaillé les éléments comptabilisés dans les calculs mais aucune référence de sources hormis une étude d’Artelys non jointe.Nous sommes persuadés qu’il ne s’agit que d’une opération financière de la part d’une entreprise qui surfe sur la vague de la transition énergétique.Nous maintenons notre opposition à l’installation de parc photovoltaïque dans les zones agricoles et forestières et les recommandations du CNPN (https://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2024-16_avis_deploiement-photovoltaique-impacts-biodiversite_cnpn_du_19_06_2024_vf.pdf Page 69-70)et de la DREAL Grand Est (https://www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/avis2022-109-photovoltaique_et_biodiversite.pdf Page 14) nous confortent dans notre position. Nous nous opposons à l’expansion du parc photovoltaïque existant et particulièrement au défrichement et à la perte de biodiversité engendrée par ce projet [...] Lire la suite…