Lors de la réunion publique au square Fustier le 22 février, nous avons échangé avec M Brault au sujet du CVM. Il nous a adressé suite à cette discussion le mail suivant :
Cher Monsieur Dehlinger.
Je me réjouis d’avoir pu recueillir vos explications à l’occasion de ma réunion publique du 22 février, car comme j’ai pu vous le dire en présence de monsieur NOURRY, votre réponse écrite du 21 février était de nature à me laisser sur ma faim, pour le moins…
Je crois comprendre qu’en 6 années d’échanges sur le sujet, il y a eu en fait que peu de correspondances (2 de ce que je comprends) entre votre association et des services en charge de pouvoir vous répondre, et que finalement mes recherches seraient vaines et inutiles à ce stade de devoir en reconstituer contenu et chronologie, y compris auprès d’élus municipaux qu’ils me soient proches ou pas. J’ajoute à cette occasion que rien dans mon statut de candidat n’autorise une quelconque indiscrétion de leur part à mon égard, qu’ils figurent ou pas sur la liste que je conduis.
N’étant pas dans l’extême urgence, je vous propose donc de reprendre nos discussions ultérieurement dans l’éventualité où je serais élu, et d’en informer l’ensemble des Antonais s’ils m’en donnent l’occasion et la légitimité.
Au plaisir de vous recroiser.
Voici notre réponse à ce courriel :
Cher Monsieur Brault,
Je prends acte de votre courrier.
Permettez-moi toutefois de préciser un point essentiel : la communication d’informations entre colistiers, élus ou anciens élus, n’a rien de confidentiel ni de “secret”. Elle relève du fonctionnement normal de la vie municipale et du débat démocratique, et de la santé publique.
En revanche, ce qui peut légitimement interroger n’est pas une quelconque indiscrétion qui n’existe pas en l’espèce mais bien le manque d’intérêt manifeste porté, durant plusieurs années, aux sujets soulevés par les CVM.
La qualité des réseaux d’eau et d’assainissement n’a rien d’un secret d’État. Ce sont des données techniques publiques, directement liées à la sécurité sanitaire des administrés. Elles doivent être accessibles, compréhensibles et actualisées.
Rappelons que lorsqu’une question touche à la sécurité sanitaire de l’eau, plusieurs voies existent si le maire refuse durablement de répondre :
• lui adresser une mise en demeure écrite de communiquer les informations et d’inscrire la question à l’ordre du jour du conseil municipal ;
• en cas de silence persistant, saisir le tribunal administratif par un recours en injonction afin de demander au juge d’ordonner à la commune ou à l’État, via l’Agence Régionale de Santé, de :
◦ réaliser des analyses,
◦ transmettre les documents administratifs,
◦ ou informer officiellement la population.
Nous n’avons jamais fait usage de nos droits à saisir administrativement les autorités compétentes, ayant toujours privilégié le dialogue à tort, peut-être. Nous profitons aujourd’hui de l’échéance des élections municipales et de l’écoute affichée des candidats pour, enfin, relancer ce débat essentiel.
Notre démarche n’a jamais consisté à rechercher des confidences, mais à obtenir des éléments factuels sur un sujet d’intérêt général majeur : l’eau et la santé publique.
Nous avons toujours beaucoup de plaisir à échanger avec vous, nonobstant la situation particulière actuelle de la campagne électorale.
Nous demeurons disponibles pour un échange constructif, transparent et conforme aux exigences que les Antonais sont en droit d’attendre.
Cordialement.
