CVM interpellation des candidats aux municipales de 2026 réponse de la liste « Saint Antonin au cœur de vos attentes »

Voici la réponse de Pascal ROUGES tête de la liste :

Mesdames, Messieurs, Monsieur le Président,

Je vous remercie pour votre interpellation sur la question du chlorure de vinyle monomère (CVM), qui touche directement à un sujet essentiel : la qualité de l’eau et la protection de la santé publique. Sur ces sujets sensibles, il ne peut y avoir ni approximation, ni polémique, ni posture. Il ne peut y avoir que des faits, de la transparence et de la responsabilité.

La présence éventuelle de CVM dans l’eau potable n’est pas une question secondaire. C’est un enjeu sanitaire reconnu, encadré réglementairement, qui exige rigueur et méthode. Lorsqu’un doute existe, il doit être levé par des analyses incontestables, réalisées dans des conditions irréprochables et rendues publiques.

La veille citoyenne fait partie de la démocratie locale. Mais je considère qu’un sujet aussi sensible mérite d’être traité dans un cadre structuré, avec l’ensemble des acteurs compétents (ARS, DPVa, Services de l’état).

Si les Antonais nous accordent leur confiance, nous nous engageons à :

  1. Demander une cartographie précise et actualisée du réseau du réseau communal, notamment sur les tronçons susceptibles de contenir d’anciennes canalisations en PVC, susceptibles d’émettre du CVM.
  2. Obtenir des Analyses ciblées, conformes au risque réel et réalisées au niveau des points réellement exposés, en aval des tronçons en PVC concernés, conformément à l’esprit des recommandations sanitaires nationales. Si nécessaire, la commune sollicitera officiellement l’ARS pour faire corriger le protocole de contrôle.
  3. Rendre publics et accessibles les résultats d’analyses existants, de manière pédagogique et compréhensible pour tous.
  4. Mettre en place, si nécessaire, un plan pluriannuel priorisé de renouvellement des canalisations en accord avec DPVa.
  5. Associer les représentants associatifs aux réunions d’information, afin que chacun puisse contribuer dans un esprit constructif.

Je refuse deux écueils : minimiser un risque sanitaire, ou au contraire l’amplifier sans base scientifique consolidée.

La santé publique mérite mieux que des tensions. Elle mérite du travail, de la méthode et de la transparence. Je suis donc favorable à une rencontre technique, dépassionnée, afin d’examiner précisément les éléments que vous évoquez et de poser les bases d’un suivi partagé. Notre responsabilité collective est de rassurer par la preuve, pas par l’opinion.

À Saint-Antonin, nous devons pouvoir débattre sans nous diviser, et agir sans tarder lorsque l’intérêt général l’exige.

Bien cordialement,
Pascal Rouges

A suivre